Le tatouage a le vent en poupe ! Longtemps considéré comme un signe d’appartenance à un groupe ou à un mode de vie, aujourd’hui, se faire tatouer devient banal. Chaque année, des milliers de Français franchissent le pas et poussent la porte des quelque 5 000 salons de tatouage existants. Mais quand on sait qu’un tatoueur consomme en moyenne 18 kg de plastique par mois, se faire tatouer est-il vraiment écoresponsable ? C’est en tout cas le constat de Ghaïs Molié qui s’est lancé la mission de réduire la surproduction de déchets plastiques dans le monde du tatouage.
Comme une seconde peau…
Le tatouage, Ghaïs est tombé dedans lorsqu’il était tout petit. Forcément, avec un grand-père tatoué de partout ! Tant et si bien qu’il en a fait son métier une fois adulte. Après des études d’illustrateur à Nantes, il se forme seul au tatouage. Autodidacte, il réussit à se faire inviter en tant que guest dans plusieurs salons avant d’ouvrir son propre studio de tattoo.
Mais très vite, il se rend compte que la quantité de plastique utilisée dans son métier est phénoménale, sans compter les normes d’hygiène qui l’oblige à utiliser des accessoires à usage unique.
Relocaliser la production en France, oui mais seul !
Face à cette prise de conscience, Ghaïs décide de lancer sa propre marque Organink qui vise à réduire l’impact écologique des matériels et accessoires qu’utilisent les tatoueurs. Dans son aventure, il embarque son père, Johnny, associé sur le projet en tant que co-gérant.
« Nous sommes la première marque et entreprise Française spécialisée dans la distribution de consommables écoresponsables pour la pratique du tatouage »
Les produits et accessoires sont fabriqués à Blois, à partir de matières recyclées biodégradables et compostables industriellement et pour certains fabriqués à partir de matière végétale comme l’amidon de maïs ou de la paille de blé.
Pour atteindre leur objectif de démocratiser l’écoresponsabilité et rendre ses produits accessibles à tous, Ghaïs et Johnny font appel à Initiative Loir et Cher qui les soutien dans leur projet. Grâce à un prêt d’honneur Initiative, ils financent leur matériel, investissent dans des machines et sécurisent leur fonds de roulement.
« Avec Ghaïs, Johnny et Philippe Socias, bénévole de l’accompagnement, nous avons mené un travail de fond pour sécuriser le développement d’Organink et accompagner une dynamique de chiffre d’affaires en forte progression, en cohérence avec les ambitions industrielles et responsables du projet » explique Cécile Gouin, chargée de mission de l’association locale.
Depuis leur lancement, Organink distribue ses produits (gants, protections, cellophane, rasoirs…) chez plusieurs tatoueurs en France. A terme, ils veulent devenir les grossistes de référence en consommables écoresponsables pour le tatouage en Europe.
Une distinction qui ne se pas colle à la peau… mais sur une vitre
Cette démarche engagée leur a valu d’obtenir le Label Initiative Remarquable, qui valorise les projets à fort impact environnemental et sociétal.
« Nous avons reçu cette distinction pour notre démarche écologique, le fait d’avoir relocalisé la production en France et aussi notre ambition de créer de futurs emplois », précise Ghaïs.
Alors, en vous faisant tatouer chez un professionnel sensible à l’utilisation des produits qu’il utilise, vous participez vous aussi à une démarche écoresponsable !



















